Après une intersaison longue et épuisante pour les structures, mais riche en rebondissements pour les joueurs, l’Open Tour s’apprête à ouvrir ses portes, samedi 2 mars, pour une saison excitante !

Toutes les équipes françaises présentes pour la compétition ont apporté des changements profonds pour construire le groupe le plus performant possible. L’objectif ? Récupérer un maximum de points de circuit pour obtenir le titre de meilleure équipe de l’Open Tour.

La saison s’annonce intense. Nouveau format online, nouveau line-up, nouveau staff. Et GameWard ne déroge pas à la règle comme nous vous l’annoncions dans un précédent article.

Pour entamer cette nouvelle aventure, l’intégralité du roster dévoile un nouveau visage. A cette occasion, nous souhaitions revenir avec Eternity et Parciel, respectivement manager et coach de l’équipe, sur leur préparation et leurs attentes autour du défi qui les attend.

Comment ont-ils choisi les joueurs ? Quels sont les premiers signes positifs de leur entraînement ? Que pensent-ils des équipes présentes dans l’Open Tour ?

Autant de questions auxquelles on vous apporte des réponses !

Bonne lecture à tous.

 

Bonjour et bienvenue à vous dans la famille GameWard ! Pour débuter cette interview, j’aimerais revenir sur votre parcours concernant League of Legends. Pourriez-vous vous présenter et nous expliquer comment vous êtes devenus manager et coach de l’équipe GameWard ?

Eternity : Bonjour, moi c’est Eternity, je suis le nouveau manager de GameWard pour la saison 2019 de l’Open Tour. Mon arrivée sur League of Legends remonte à la fin de l’année 2015 et elle s’est faite par le biais d’un ami. J’ai été recruté comme manager de l’équipe Nuit Blanche. Il faut savoir qu’à l’époque, la structure était présente exclusivement sur Starcraft 2.

Il n’y avait absolument rien sur League of Legends, donc j’ai dû tout construire avec le peu de personnes que je connaissais. Nous n’avions pas forcément la prétention de jouer le haut du tableau, mais dès la Gamers Assembly en 2016, on est arrivé top 5 de la compétition, ce qui était incroyable, car tous nos joueurs avaient peu d’expériences et étaient totalement inconnus.

Je suis resté 2 ans chez Nuit Blanche, et durant ce laps de temps, on a participé à toutes les compétitions possibles, que ce soit les LANS, les tournois online, les Underdogs, les championnats nationaux, etc. Ensuite, j’ai fait une longue pause sur ce jeu, car je me suis dirigé vers un MOBA qui compte beaucoup à mes yeux, Heroes of the Storm. Seulement, Blizzard a annoncé la fin de la scène professionnelle en décembre 2018, donc j’ai décidé d’arrêter de m’investir sur cette scène.

Je suis revenu sur League of Legends et l’opportunité d’entrer chez GameWard s’est présentée à moi pour construire une nouvelle équipe.

 

Qu’est-ce qui te donne envie d’être manager ?

Eternity : Au tout début, je dois t’avouer que ça s’est fait naturellement. Je n’avais pas conscience de ce que voulait dire devenir manager dans l’esport. Quand j’étais plus jeune, j’ai fait de la rédaction chez Team-aAa sur Starcraft 2. Le milieu m’intéressait, et grâce à ça, le jeu vidéo et l’esport sont devenus ma passion.

Après cette aventure, j’ai toujours voulu faire ça, que ça soit bénévolement ou peu importe le statut. J’ai envie de vivre des compétitions et d’aller en LAN. Il y a une adrénaline dont je ne veux plus me passer. Du coup, être manager sur League of Legends m’apporte pas mal d’expériences autour de la gestion des joueurs. Le développement de talents m’attire énormément, c’est un peu ce que je veux faire cette année avec GameWard.

Parciel : Bonjour ! Moi, c’est Parciel ! J’ai commencé League of Legends en début de saison 1. Dès mes premières parties, j’ai tout de suite accroché au jeu. Le MOBA est vraiment un style que j’affectionne, donc je passais tout mon temps dessus. J’ai commencé à avoir un très bon niveau à partir de la saison 4 avec un pick elo diamant 1.

Dès ce moment, j’ai commencé à dire à ma mère que je voulais faire de L’esport, et plus particulièrement League of Legends, mon métier. Elle n’était pas du tout d’accord [rires]. J’ai continué à m’investir pleinement en parallèle de mes études, et lors de mon arrivée au lycée, je suis revenu vers elle pour lui dire que j’étais certain de mon choix. Elle a accepté.

A cette période, j’ai pu m’investir pleinement sur le jeu. Malheureusement, je n’avais pas les contacts et le support nécessaire pour trouver une équipe partageant mon ambition. Un jour, j’ai joué avec Spontexx, ancien joueur LCS, et il m’a conseillé de devenir coach, notamment sur des plateformes spécialisées.

J’ai tenté l’aventure, et j’ai accroché. Aider les gens à évoluer, c’était gratifiant pour moi. Lorsque je voyais mes élèves passer de bronze à platine ou diamant, c’était génial. Donc je me suis concentré sur cette voie. Mon ambition reste la même, je veux évoluer dans une équipe professionnelle, mais cette fois-ci, sous la casquette de coach.

D’ailleurs, cette année, j’ai l’opportunité d’évoluer dans l’Open Tour avec Gameward et une équipe formidable et un manager tout aussi formidable, et ça, ce sera une belle aventure.

En parallèle, je suis rentré à la PGS en tant qu’étudiant avec une spécialisation en coaching. Je suis certain que cette expérience m’aidera à améliorer mes compétences tout au long de la saison.

 

Avant de parler de l’équipe, j’aimerais revenir sur l’Open Tour. Comment vous accueillez les récents changements réalisés par Riot Games autour de la compétition ?

Eternity : Le nouveau format apporte pas mal d’avantages pour les structures. Il nécessite moins d’investissements concernant les défraiements de LAN. Mais ça se ressent également dans l’organisation. Il est plus simple de se préparer pour un événement en ligne pour les joueurs et le staff.

On connait les soucis des LANS françaises, que ça soit sur la connexion ou alors les joueurs qui négligent leur sommeil car ils sont enthousiastes pour la compétition. Tout ça facilite grandement la préparation puisqu’on a seulement besoin de se concentrer sur l’entrainement et nos matchs du week-end lors d’une compétition de l’Open Tour.

Concernant le format, c’est très sympa. Il y a énormément de slots disponibles donc c’est l’occasion de voir beaucoup d’équipes. Ça permet à n’importe qui de créer la surprise et de se montrer, ce qui n’était pas toujours facile sur l’ancien format en LAN car, si tu n’étais pas dans le top 12, tu étais invisible.

Riot Games fait du bon travail. Il y a du cashprize, de la visibilité pour toutes les équipes du subtop français. J’ai hâte que ça commence.

Parciel : Je suis globalement d’accord avec Eternity, sauf sur la visibilité. J’ai peur du contraire. Le manque des grosses équipes, ça attire moins les investisseurs et les médias comme on a pu le voir l’année dernière en Open Tour.

 

C’est vrai que ce point se discute. Après, c’est aux équipes participantes de tirer leur épingle du jeu et de se montrer comme leader de cette compétition. Mais tu as raison, ce point est compliqué à aborder. Comment vous sentez cette première étape de l’Open Tour ?

Eternity : C’est compliqué à dire. Je pense qu’on est la dernière structure majeure de l’Open Tour à avoir finalisé son roster. Pour être plus concret, on a commencé nos entraînements lundi. Comment on le sent ? Plutôt bien. On n’a pas de pression sur les résultats concernant la première place de la compétition. Cependant, je pense qu’on a de bonnes chances de performer pour commencer à répondre à nos objectifs de finir top 5 sur le classement général de l’année. Mais comme on a un faible niveau d’entraînement, ça risque d’être serré dans tous les cas. Cette première étape ne sera peut-être pas une référence à prendre.

Parciel : On a d’excellents joueurs et ils savent qu’ils ont le niveau pour performer. Mais oui, ça va clairement se dessiner dans les prochaines semaines. Nous sommes dans une bonne position. Nous n’avons pas à nous mettre la pression. On va jouer notre jeu et y aller à fond. Les joueurs sont confiants.

 

Comment se passent vos premiers entraînements avec les joueurs ?

Eternity : Les entraînements viennent de commencer, mais il y a déjà une certaine cohésion. Il faut savoir que 3 de nos joueurs ont fait la Lyon e-sport, TamoZ, Soulrey et Yasuneri. Ils ont fait un top 10, ce qui est un résultat convenable, surtout quand on sait que l’équipe était un mix qui ne s’entrainait pas vraiment. Du coup, ils se connaissent très bien.

A ce petit groupe s’est rajoutée la botlane qui était aussi à la Lyon e-sport. Wixo0 y était avec l’équipe de son école nommée « XD Team » et Dolonoy pour la finale de La Grosse Ligue, qui n’a finalement pas eu lieu.

La communication se passe très bien sur le plan global. Il nous faut simplement trouver nos automatismes et créer la meilleure cohésion possible dans le groupe.

Parciel : Oui, tout est dit, et pour le reste, ça viendra avec le temps.

 

Quels sont vos points forts pour performer cette saison ?

Parciel : Les joueurs sont ultra-motivés, du coup, ils écoutent et travaillent assidûment. On a pris le pari de choisir des joueurs qui ne sont pas forcément connus sur la scène, mais qui veulent prouver leur valeur. Ce type de joueur a tendance à se donner davantage et être plus sérieux dans son approche. On est sûrs d’avoir fait le bon choix pour l’Open Tour.   

 

Vous pouvez entrer plus en détail sur la manière dont vous avez réfléchi votre recrutement ?

Eternity : On parle de jeunes joueurs, mais on a tout de même essayé de créer un groupe hétérogène. Par exemple, Dolonoy et TamoZ, ça fait un moment qu’ils sont présents sur la scène et possèdent une certaine expérience.

Au-delà de leur niveau et de leur motivation, ils veulent prouver leur talent. Et personnellement, je pense vraiment que nos 5 joueurs ont le potentiel pour performer dès cette saison. Dans 6 mois, on sera dans le haut du classement de la compétition sans problème.

Aussi, on a fait attention à prendre des joueurs qui vont dans la même direction et qui peuvent s’entendre en jeu, mais aussi en dehors. Le groupe est soudé. C’est en partie ce qui nous pousse à croire que notre choix est cohérent.

Parciel : Oui, complètement. Par exemple, Wixo0 est un joueur excellent, mais ce qui a pesé dans la balance pour faire notre choix, c’est qu’il est prêt à s’investir dans une école esport. Ça démontre sa motivation à vouloir aller au plus haut niveau.

 

Quel est le rythme d’entraînement des joueurs de l’équipe ?

Eternity : Avant cette première étape d’Open Tour, on s’entraîne 7 jours sur 7. Ensuite, c’est à définir, mais on part au moins sur 4 à 5 jours par semaine. Il faut savoir que tous les joueurs ne sont pas à plein temps, donc ça implique de faire des concessions et certains choix. Dans tous les cas, dès qu’il est possible de scrim, on le fait.

 

Revenons sur l’Open Tour. Que pensez-vous des équipes présentes ?

Eternity : Certaines structures se démarquent, c’est certain. Je pense, notamment, à Bastille Legacy et Konix. A un degré moindre, il y a Reflex et Oplon, sans oublier Lunary, s’ils décident de faire l’Open Tour, mais je pense qu’ils seront présents.

Bastille Legacy et Konix semblent être les deux plus grosses équipes à vaincre. Ils ont des joueurs expérimentés et présents depuis des années. Ils ont l’habitude de jouer ensemble. Pour Konix, je pense à Vulca et Sengleur qui sont frères, par exemple.

Après, je ne suis pas persuadé qu’elles soient vraiment au-dessus du reste. Elles sont prenables, même s’ils restent les favoris.

Parciel : Pour ma part, je suis assez d’accord avec le raisonnement d’Eternity. Cependant, il peut toujours y avoir des surprises qui viennent là où on ne l’attend pas. Nous sommes confiants sur les performances de GameWard, mais je ne néglige aucune équipe.

 

Effectivement, le format est plus ouvert qu’avant et il y a plus d’équipes. On peut imaginer des surprises. Tout se sait quand on est au cœur de la scène League of Legends. Vous avez des informations là-dessus ?

Eternity : J’ai entendu parler de quelques mixes, notamment des anciens Supremacy, qui pourraient être des concurrents sérieux pour l’Open Tour. Après, je n’ai aucune information si elles vont vraiment se créer ou pas.

Récemment, il y a eu une annonce d’un mix avec Krakmo, Frozzy, Lingwi, Wydz et Dye. Je pense que ça va être à prendre en compte dans l’Open Tour. Forcément, des équipes vont se créer au fil du temps et seront candidates pour le haut du classement. Donc à surveiller !

 

Vous l’avez dit tout à l’heure, l’objectif de la saison est d’atteindre le top 5 au classement général. Plus personnellement, quels sont vos objectifs, que ce soit sur l’aspect compétitif ou individuel ?

Eternity : Je veux que l’équipe aille le plus haut possible. Mon objectif personnel, c’est d’être premier. Je pense que c’est possible si on travaille bien et que les étoiles sont alignées, même si ça risque d’être compliqué. Ce n’est pas improbable. Ensuite, j’aimerais vraiment développer les joueurs au maximum et leur donner les moyens de s’exprimer, que ça soit dans leur jeu ou en dehors, sur leur visibilité. Je veux développer leurs profils pour qu’ils puissent accéder à la LFL, ou plus si possible. Si ça arrive, je serais très heureux.

Parciel : J’ai le même objectif que les joueurs : une place en LFL, et pourquoi pas avec GameWard. Pour le reste, on travaillera dur. J’espère que les résultats seront présents. Et enfin, peu importe si on gagne ou pas, rester humble. C’est très important pour moi.

 

Je vous remercie !

C’est la fin de cette interview en compagnie d’Eternity et Parciel !

Tout ce qu’il nous reste à leur souhaiter est de réussir leurs objectifs et bonne chance pour cette saison en LoL Open Tour.

TamoZ, Soulrey, Yasuneri, Dolonoy et Wixo0… Let’s go les gars !

Nous ne manquerons pas de vous tenir informé de toute l’actualité du club.

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Alexandre « Zallak » Hellin