Il y a quelques jours, nous vous annoncions, avec fierté, notre arrivée sur la scène Overwatch ! Et pas n’importe comment, puisque nous avons accueilli l’une des meilleures équipes 100% franco-françaises : Animals Legacy. 

En seulement quelques mois, ils ont prouvé leur talent en atteignant une 13ème place lors de la saison 1 de l’Open Division. Tout proches de la porte des Contenders, ils ne veulent pas s’arrêter là !

Pour vous présenter, encore un peu plus, notre nouvelle équipe, nous sommes partis à la rencontre de sa manager : YounaCha.

Élément central du groupe, elle a joué un rôle important dans l’évolution de ses joueurs. C’est en partie pour cela que nous avons décidé de faire confiance à ce collectif ! Et malgré la jeunesse de l’équipe, nous sommes certains qu’elle continuera à porter les siens dans de nombreuses victoires pour GameWard.

Vous êtes prêts ? C’est parti !

Bonjour YounaCha, pour débuter cette interview, pourrais-tu te présenter et nous expliquer ton parcours pour être, aujourd’hui, manager de l’équipe Overwatch GameWard ?

Bonjour, je m’appelle Charlotte « YounaCha ». J’ai 27 ans et, dans la vie de tous les jours, je travaille dans le domaine de la petite enfance en Vendée. J’ai débuté Overwatch il y a un peu plus de 3 ans dans une structure composée d’amis. J’y étais secrétaire et trésorière, mais très rapidement, j’ai voulu me lancer dans le recrutement de joueuses pour créer une équipe féminine, car elles sont sous-représentées dans l’esport.

Au final, il s’avère que j’ai quitté ce rôle au sein du staff pour devenir une joueuse de l’équipe que j’ai recrutée [rires]. Grâce à elle, je fais mes premiers pas sur Overwatch. Ensuite, le vent m’a portée dans l’équipe féminine de Gamers Origin où j’ai pu participer à la Gamers Assembly 2017. Malheureusement, elle s’est dissoute juste après l’événement.

J’ai donc rejoint orKs Grand Poitiers avec l’équipe que j’essayais de créer en mai 2017. On a pu atteindre un excellent niveau et devenir la meilleure équipe féminine sur Overwatch. Son nom était « Némésis », et avions un rank à 4k, ce qui, dans le milieu, est un niveau très correct.

Une année plus tard, l’aventure « Némésis » se termine, car les objectifs de la plupart des joueuses évoluent, et certaines d’entre-elles voulaient même arrêter le compétitif.

De mon côté, j’ai continué ma carrière de joueuse, mais cette fois-ci, dans une équipe mixte qui s’appelait « Esport ready ». J’étais la seule fille, mais j’ai fini par obtenir le rôle de capitaine, car mon expérience me le permettait.

Ce roster subira des changements, mais c’est celui qui deviendra « Animals Legacy », avec un trio de base composé de KroxZ, Impactless et moi-même. Nous avons fait tout notre possible pour recruter les meilleurs joueurs possible et atteindre nos ambitions, mais aussi pour nous donner de plus gros objectifs. 

En décembre 2018, n’ayant plus le temps et plus le niveau pour continuer sur ce poste-là, je passe manager de l’équipe. Toute mon expérience me permet de comprendre comment les joueurs évoluent et ce qu’ils attendent d’un encadrement. En plus, je connais tous les joueurs de ce roster, je ne pouvais pas les abandonner et inversement [rires].

Peux-tu nous expliquer quelles étaient les envies de départ pour Animals Legacy ?

L’équipe existe depuis l’été 2018, mais nous nous sommes construits sur la durée. Nous étions sélectifs sur notre recrutement, et il a fallu attendre la fin d’année pour avoir un roster final et réellement compétitif.

L’objectif était clair. Nous voulions créer une équipe sérieuse, motivée, mais surtout ambitieuse, car nous souhaitons atteindre les Contenders.

D’ailleurs, vous êtes arrivés top 13 l’année passée en Open Division. Peux-tu revenir sur cette performance ?

On a eu de la chance et de la malchance en même temps [rires]. Une grande partie des joueurs jouait ensemble depuis un moment, mais comme je te le disais, on a mis du temps avant de finaliser l’équipe. Notre dernier joueur est arrivé 2 semaines avant le début de l’Open Division, donc ce n’était pas idéal pour espérer un résultat.

On en était conscients, donc on a rien lâché et on s’est entraînés sans relâche tous les soirs. Même pendant l’Open Division, on sentait que nous continuions d’apprendre de nos erreurs, dans la défaite comme dans la victoire.

Même si nous étions une jeune équipe avec des joueurs inconnus, nous visions les playoffs. On veut faire des résultats ! Et c’est ce qu’on a réussi à faire, et pour ça, je suis fière de mes joueurs, fière de nous et de ce qu’on accomplit.

Pour la première compétition sous les couleurs de GameWard, vous avez participé aux phases finales de l’EGE Cup et avez terminé top 3. Peux-tu revenir sur ce résultat ?

Ce résultat n’est pas celui que nous espérions. On visait, évidemment, la première place. Nous avions 3 jeunes joueurs qui n’avaient jamais participé à un événement esportif physique et on était en demi-finale. La pression était déjà énorme, mais quand on sait que le public sur place n’était pas avec nous et criait le nom de l’adversaire, c’est encore plus compliqué à gérer comme situation. C’est normal et ça peut en désemparer plus d’un, après tout.

En plus, nous venions de rejoindre GameWard, donc les joueurs voulaient faire la meilleure entrée possible, que ce soit pour la structure, leurs coéquipiers, mais aussi pour eux-mêmes. Ce ne sont pas des excuses, mais on sait que ça a énormément joué sur le mental et la performance.

Demilk overwatch gameward en lan

Quel est ton avis sur le niveau français actuel ?

On a la chance d’avoir beaucoup de joueurs avec un fort potentiel. Il y a certains joueurs qui ont clairement le niveau pour jouer en Contenders. Je trouve ça dommage pour eux.

Mais il ne faut pas oublier le staff, que ce soit en Contenders ou même au-dessus, en Overwatch League, nous sommes très bons.

Cela dit, je pense que notre problème majeur, en France, pour les jeunes joueurs, c’est le passage à l’international. Ils se retrouvent bloqués sur leur évolution, car il est indispensable de parler anglais, et c’est rarement facile.

Après, nous ne surveillons pas spécialement les autres équipes. Nous sommes concentrés sur notre jeu et notre amélioration.

En ce moment, vous vous concentrez sur votre saison en Open Division, mais aussi dans la ligue AllForOne. Quelles sont tes attentes personnelles, mais aussi ceux des joueurs, sur ces 2 compétitions ?

Que ce soit pour l’Open Division et le AllForOne, mes attentes sont les mêmes : montrer tout le talent de mes joueurs, que ce soit dans leur teamplay ou leur niveau personnel. Nous travaillons dur, et personne n’est parfait, mais ils font tout pour s’en approcher.

Je veux les pousser pour qu’ils puissent aller le plus loin possible ! Notre objectif court terme, c’est de se placer en Contenders, et pour ça, on garde notre rigueur dans l’entraînement.

L’Open Division, c’est un format en round suisse avec deux BO5 par week-end, où un map pool est prédéfini. C’est le plus classique, mais c’est celui que je préfère. En tout, nous allons disputer 10 matchs sur 5 semaines et l’objectif est d’atteindre les playoffs et terminer dans le top 4.

Concernant l’AllForOne, nous sommes sur un système de divisions. Il y en a 7, elles-mêmes scindées en 4 poules chacune, globalement. Les équipes sont placées dans chaque poule à leur inscription en fonction des côtes moyennes qu’elles ont. Actuellement, nous sommes dans la division 1 avec 7 autres équipes.

Comment sens-tu l’équipe sur ces rendez-vous ? Quelques changements sont actuellement en cours, tu peux nous en dire davantage ?

En ce moment, c’est une période assez compliquée, car nous essayons d’élargir notre roster. On recherche deux nouveaux joueurs pour préparer de possibles changements dans la meta d’Overwatch.

Celle-ci semble se diriger vers des compositions type DPS, où la façon de jouer du offtank diffère de la compo goat où nous sommes à l’aise actuellement.

Ces changements ont une incidence, principalement, sur 2 de nos joueurs, EzS et Impactless.

Pour EzS, il va apprendre rapidement en regardant la nouvelle recrue qui nous rejoindra sur son rôle, donc nous ne sommes pas inquiets. Pour notre DPS, Impactless, il faut être excellent sur la quasi-totalité des picks et donc, être flexible, pour s’adapter aux différents styles de nos adversaires. C’est pour cette raison que nous recherchons un nouveau joueur, bien qu’Impactless reste excellent.

Nous sommes tous dans le même train, et il va à pleine vitesse. Certains de nos joueurs pourront se faire remarquer par des projets plus importants et rejoindre les Contenders, et dans ce cas précis, nous serons contents pour eux, mais le cas inverse peut arriver, en cas de changements profonds autour du jeu. C’est un risque qui rôde pour l’intégralité des joueurs dans l’esport, et pas que sur Overwatch.

En ce moment, nous sommes en pleine réflexion et tentons de faire évoluer tout le monde. Mais quoi qu’il en soit, nous essaierons de faire les meilleurs choix pour emmener le groupe le plus loin possible, même si certains seront certainement difficiles.

Pendant quelques semaines, travailler notre cohésion d’équipe va être le point névralgique de notre entraînement, car c’est l’une de nos principales forces, mais ça va nous permettre de revenir plus fort !

Notre interview de YounaCha touche à sa fin. De grandes échéances arrivent pour notre nouvelle équipe Overwatch ! Nous ferons tout pour les aider à atteindre les objectifs fixés : se qualifier en Contenders et prouver leur excellent niveau de jeu.  

On vous dit à très bientôt pour de nouvelles aventures !

En attendant, afin de suivre les actualités du GameWard Squad, rejoignez-nous sur les réseaux sociaux :  TwitterFacebookDiscord et Instagram !

Alexandre « Zallak » Hellin